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La ficelle de Guy de Maupassant : Évaluation

La ficelle de Guy de Maupassant : Évaluations et corrigés

 

 

la ficelle

évaluation en production de l’écrit

changement de point de vue

c’est monsieur hauchecorne qui parle : mettez ‘’je » à la place de ‘’maître hauchecorne, de bréauté »…

maître Hauchecorne, de bréauté, venait d’arriver à Goderville, et il se dirigeait vers la place, quand il aperçut par terre un petit bout de ficelle. maître Hauchecorne, économe en vrai normand, pensa que tout était bon à ramasser qui peut servir ; et il se baissa péniblement, car il souffrait de rhumatismes. il prit par terre le morceau de corde mince, et il se disposait à le rouler avec soin, quand il remarqua, sur le seuil de sa porte, maître Malandain, le bourrelier, qui le regardait. ils avaient eu des affaires ensemble au sujet d’un licol, autrefois, et ils étaient restés fâchés, étant rancuniers tout deux. maître Hauchecorne fut pris d’une sorte de honte d’être vu ainsi par son ennemi, cherchant dans la crotte un bout de ficelle. il cacha brusquement sa trouvaille sous sa blouse, puis dans la poche de sa culotte ; puis il fit semblant de chercher encore par terre quelque chose qu’il ne trouvait point, et il s’en alla vers le marché, la tête en avant, courbé en deux par ses douleurs.

corrigé :

je venais d’arriver à Goderville, et je me dirigeais vers la place, quand j’aperçus par terre un petit bout de ficelle. économe en vrai normand, je pensai que tout était bon à ramasser qui peut servir ; et je me baissai péniblement, car je souffrais de rhumatisme. je pris par terre le morceau de corde mince, et je me disposais à le rouler avec soin, quand je remarquai, sur le seuil de sa porte, maître Malandin le bourrelier, qui me regardait. nous avions eu des affaires ensemble au sujet d’un licol, autrefois, et nous étions restés fâchés, étant rancuniers tous deux. je fus pris d’une sorte de honte d’être vu ainsi par mon ennemi, cherchant dans la crotte un bout de ficelle.

évaluation en compréhension de l’écrit

les femmes, ayant posé à leurs pieds leurs grands paniers, en avaient tiré leurs volailles qui gisaient par terre, liées par les pattes, l’oeil effaré, la crête écarlate. elles écoutaient les propositions, maintenaient leurs prix, l’air sec, le visage impassible, ou bien tout à coup, se décidant au rabais proposé, criaient au client qui s’éloignait lentement :
– c’est dit, maît’anthime. j’vous l’donne.
puis peu à peu, la place se dépeupla et l’angélus sonnant midi, ceux qui demeuraient trop loin se répandirent dans les auberges.

chez jourdain, la grande salle était pleine de mangeurs, comme la vaste cour était pleine de véhicules de toute race, charrettes, cabriolets, chars à bancs, tilbury, carrioles innommables, jaunes de crotte, déformées, rapiécées, levant au ciel, comme deux bras, leurs brancards, ou bien le nez par terre et le derrière en l’air. tout contre les dîneurs attablés, l’immense cheminée, pleine de flamme claire, jetait une chaleur vive dans le dos de la rangée de droite. trois broches tournaient, chargées de poulets, de pigeons et de gigots ; et une délectable odeur de viande rôtie et de jus ruisselant sur la peau rissolée, s’envolait de l’âtre, allumait les gaietés, mouillait les bouches. toute l’aristocratie de la charrue mangeait là, chez maît’jourdain, aubergiste et maquignon, un malin qui avait des écus. les plats passaient, se vidaient comme les brocs de cidre jaune. chacun racontait ses affaires, ses achats et ses ventes. on prenait des nouvelles des récoltes. le temps était bon pour les verts, mais un peu mucre pour les blés.

questions

1-quels types de paysans mangent chez jourdain ?

2- quels métiers exerce m. jourdain ?

3- relevez dans le texte :

a- un rythme binaire ;

b- un rythme quinaire ;

c- un rythme ternaire.

4- identifiez l’énoncé ancré de l’énoncé coupé de la situation d’énonciation

- c’est dit, maît’anthime. j’vous l’donne.
puis peu à peu, la place se dépeupla et l’angélus sonnant midi, ceux qui demeuraient trop loin se répandirent dans les auberges.

5-identifiez les anaphores grammaticales et lexicales qui servent à reprendre m. jourdain.

m. jourdain servait ses clients. il a fait de l’argent, le malin ! son auberge ne désemplit pas

6- faites une phrase complexe avec ces deux phrases simples.

m. jourdain sert les clients. les clients viennent dîner chez-lui

corrigé:

1-les paysans qui mangent chez jourdain sont ceux qui viennent de loin. (2 pts)

2-monsieur jourdain est la fois aubergiste et maquignon (2 pts)

3-a- un rythme binaire :-l’oeil effaré, la crête écarlate.( 2 pts)

- elles écoutaient les propositions, maintenaient les prix

- l’air sec, le visage impassible

- se décidant au rabais proposé, criant au client qui…

b- un rythme quinaire : charrettes, cabriolets, chars à bancs, tilbury, carrioles (2 pts)

c- un rythme ternaire : chargés de poulets, de pigeons et de gigots (2 pts)

- s’envolait de l’âtre, allumait les gaîtés, mouillait les bouches.

- chacun racontait ses affaires, ses achats et ses ventes.

4-enoncé ancré dans la situation d’énonciation : (2 pts)

‘’c'est dit, maît’anthime. j’vous l’donne. »

enoncé coupé de la situation d’énonciation : (2 pts)

puis, peu à peu, la place se dépeupla et l’angélus sonnant midi, ceux qui demeuraient trop loin se répandirent dans les auberges.

5- les anaphores lexicales : le malin. ( 2 pts)

les anaphores grammaticales : ses, il, son (1,5)

6-monsieur jourdain sert ses clients qui viennent dîner chez lui. (2,5 pts)

One comment

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